L’Apocalypse c’est l’histoire chrétienne

Soldat byzantin

Soldat byzantin

Lors du précédent article, nous avons commencé à étudier les principaux symboles présents dans le livre de l’Apocalypse de Jean. Nous avons déterminé que le personnage de la femme symbolise vraisemblablement l’église, épouse du Christ et que les deux figures féminines, la femme cachée dans le désert et la femme infidèle parlent de deux destins potentiels des chrétiens. D’un coté la fidélité au Christ, que la bible qualifie de constance des Saints. De l’autre la désobéissance et la tromperie.

Les Sept Églises et les deux femmes.

Tout chrétien comprends dès lors quel est le péril personnel qui le menace et que l’Apocalypse de Saint Jean décrit. Les sept Églises d’Asie de la première partie ont déjà expliqué qu’une Église qui devient trop hétérodoxe peut voir son chandelier retiré. Ce chandelier est le support de la lumière divine. S’il est retiré, l’Église se retrouve dans les ténèbres. Mais il est dit aussi qu’au sein des Églises fautives, certains  persévèrent dans la juste foi et que pour ceux là, une robe blanche a été préparée. On ne peut pas être plus explicite : Il y a un danger de déviance de la part du clergé lui même, qui entraine dans son apostasie les fidèles à l’exception toutefois de ceux qui auront gardé la juste foi en dépit de la dérive de leur Église. Il est donc important pour chaque chrétien de se poser cette question : où ai-je mis les pieds ? Dans laquelle des 7 Église suis-je ? Et au final, serais-je piégé dans l’Église infidèle, Babylone la Grande ? La réponse vient de la confrontation des prophéties avec l’Histoire de la chrétienté. Le livre de l’apocalypse présente les 7 Églises d’Asie Mineure aux vertus diverses et relatives, puis les deux Femmes aux vertus extrêmes et opposées. La bible nous présente donc deux systèmes de valeurs différents, l’un relativiste (la foi est plus ou moins bien conservée) avec au moins 7 degrés, et un système binaire avec d’un coté la vertu et de l’autre le vice. Pourquoi cette contradiction ? Lequel est le bon ?

Sainte Sophie

Aigle à trois couronnes de Sainte Sophie à Constantinople

Remarquons d’abord que les 7 Églises d’Asie ont toutes existé dans la réalité : Smyrne était une ville Chrétienne jusqu’en 1922. (Elle est aujourd’hui crypto-chrétienne, mais j’en parlerais une autre fois) A l’inverse personne ne peut prétendre avoir jamais rencontré les deux femmes de l’Apocalypse, ce sont des figures purement symboliques. C’est une première piste pour notre analyse : la réalité n’est ni noire ni blanche, elle est relative. Le premier chapitre de l’Apocalypse nous explique qu’aucune Église terrestre n’est absolument pure ni entièrement corrompue. Il y a des brebis galeuses dans la plus sainte des communautés et des saints dans la plus corrompue. C’est l’Église factuelle. La femme symbolique est par contre absolument corrompue ou vertueuse. La femme vertueuse, c’est l’âme de l’Église, que les théologiens appellent l’Église mystique. Elle est constituée des pierres vivantes que sont les chrétiens authentiques, sans considération géographique et indépendamment du rattachement administratif à l’Église factuelle (C’est pourquoi elle est caché dans le désert). A l’opposée, la Grande Prostituée est constituée des faux chrétiens, qui n’ont pas eu la persévérance des saints mais qui se réclame de l’Église uniquement du fait de leur appartenance à l’Église factuelle. Ce que l’Apocalypse raconte c’est le passage des 7 Églises relativement vertueuses des débuts aux deux Églises antinomiques eschatologiques, par une sorte de distillation des vertus et des corruptions et à la destruction de Babylone. Il nous importe donc de comprendre de quoi provient cette corruption et cette vertu. C’est très clair dans le texte : Babylone s’est prostitué avec les Rois du monde alors que l’épouse fidèle a su garder une distance avec la société temporelle des hommes et de ses enjeux matériels. On commence à comprendre ce qui est corrupteur pour l’Église : la société séculaire et en particulier les Rois, c’est à dire l’exercice du pouvoir politique.

Les attributs des deux femmes.

Regardons maintenant les attributs des deux femmes. La femme vertueuse est drapée de soleil. A l’opposé la femme corrompue est drapée d’écarlate et de pourpre. Apocalypse (17:4) : « Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. »

Étendardimpérial des Paléologues

Étendard impérial des Paléologues

L’écarlate est la couleur impériale, celle de César, couleur du sang qui résulte de l’emploi de la force. La couleur du soleil c’est l’or, symbole de pureté, d’incorruptibilité et de la lumière de la transfiguration. La symbolique de ces couleurs est évidente pour l’héraldique chrétienne orthodoxe : Elles sont depuis la dynastie des paléologues les couleurs des étendards de l’Empereur et de l’étendard de l’Église. Cette question de la dualité des deux pouvoirs se trouve être au cœur de la plus importante scission de l’Histoire de la chrétienté : Le grand schisme d’Orient. Pour expliquer le divorce entre orient et occident, on met souvent en avant la querelle théologique du filioque, ou des questions de rite (pain azyme, ordination d’hommes mariés) mais en réalité la véritable divergence réside dans le rapport entre les deux pouvoirs  : l’autorité politique et l’autorité spirituelle. Pour comprendre le point de vue des chrétiens d’orient, le plus simple est de déchiffrer les armoiries byzantines.

Les trois couronnes (détail)

Les trois couronnes (détail)

Sur l’étendard impérial des paléologues figure l’aigle bicéphale sur fond rouge (en héraldique le rouge correspond à l’écarlate). Le même aigle bicéphale orne l’étendard de l’Église mais le fond est jaune (en héraldique le jaune correspond à l’or). L’aigle évidemment représente l’empire.

Il est intéressant de se pencher sur la bicéphalie.  Une idée courante veux que les deux têtes représentent l’est et l’ouest. Or les paléologues sont uniquement empereurs de l’empire romain d’orient. En fait la bicéphalie symbolise le système politique de l’empire byzantin :

L’une des tête représente l’autorité impériale alors que l’autre tête représente l’autorité de l’église. Chacune des deux têtes est couronnée, signifiant que nulle ne domine l’autre. Au dessus des deux têtes, une troisième couronne symbolise la souveraineté du Christ Pantocrator que les deux autorités exercent en attendant sa Parousie.

La méthode grecque

l'étendard de l'Eglise

l’étendard de l’Église byzantine

La façon dont les byzantins ont résolu la question de la corruption du pouvoir temporel est donc radicalement différente de celle choisie par le Pape de Rome. Les Byzantins ont tenté de traduire en mode de gouvernement l’instruction du Christ : « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Ainsi César assume seul la corruption inhérente à l’exercice du pouvoir temporel. L’Église joue un rôle de contre pouvoir qui n’est que spirituel, ne s’implique pas dans l’administration des territoires, ne porte pas le glaive, ne condamne personne à des peines de justice. Ainsi elle ne se discrédite jamais du fait des actions des puissants.

Jean et Irène Comnène (mosaïque à Sainte Sophie)

Jean et Irène Comnène (mosaïque à Sainte Sophie)

Évidemment, les rapports entre l’Église et l’Empereur ne suivront pas toujours une trajectoire idéale. Des empereurs tenteront d’interférer dans les nominations ecclésiastiques. Inversement les patriarches de Constantinople ne seront pas exempts d’arrière pensées politique. Cependant ce système de contrepouvoir spirituel ne fut jamais fondamentalement remis en cause et il eu comme résultat qu’au XIIe siècle, l’empereur Jean Comnène a fait suspendre toutes les exécutions capitales et tous châtiments corporels pendant la durée de son règne. Pour cette raison, son règne fût qualifié par ses contemporains de brillant et de vertueux.

La méthode latine

Tiare de B XVI

Tiare de
Benoît XVI

Il est inutile d’expliquer que le siège apostolique de Rome a choisi une autre voie de celle des byzantins. C’est l’abbé de Clairvaux (Bernard de Fontaine) qui l’a pleinement formalisée à peut près à la même époque que Jean Comnène (XIIe siècle) dans ce qu’on appelle la théorie des deux glaives. Elle consistat à placer l’évêque de Rome au dessus de tous les rois, au nom de la monarchie de droit divin.

Le pouvoir politique se retrouvait soumis au pouvoir spirituel et le Pape romain prit les titres de roi des rois et de régent du monde. Le symbole de la Tiare (triple couronne) résume bien la différence avec l’approche byzantine.

Au lieu des trois couronnes séparées, une pour César, une pour l’Église, sous la couronne du Christ Pantocrator, le pape empile les 3 couronnes et se proclame Régent du Monde, Roi des rois et Vicaire du Christ. Le grands schisme d’Orient est le résultat direct de cette opposition radicale dans le fonctionnement de l’Église.

Pour le comprendre, il faut rembobiner le film de l’histoire non pas jusqu’à la séparation spirituelle de la chrétienté entre orient et occident mais à ce qui l’a précédé : sa séparation politique.

Rejouons le film

Apocalypse (12:1) « Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. » Ο Απ. Παύλος εγκαθιστά εις Γόρτυνα τον Τίτον Πρώτον Επίσκοπον Κρήτης. Από τοιχογραφίες του Ι. Ν. Αγ. Βαρβάρας. 2008

La toute première phase du christianisme est celle des catacombes. Saint Pierre a d’abord fondé, en l’an 37, le siège apostolique d’Antioche, qui était la « capitale » hellénistique du proche orient. Ce sera le futur patriarcat de l’Église d’Orient.   A Alexandrie, Saint Marc a ensuite fondé l’Église d’Afrique en l’an 43. En 53 Saint Pierre à quitté Antioche (Saint Evode lui succède) et s’est rendu à Rome (Après être passé par Jérusalem en 47-49) pour y fonder le siège apostolique romain. L’Église fut dès lors administrée par cette triarchie. Après le règne de Saint Constantin l’Église sortit des catacombes et obtint un statut officiel. Les évêchés de Constantinople et de Jérusalem furent alors élevés au rang de Patriarcats. La triarchie devint une pentarchie.  L’empereur Justinien libéra Carthage des Vandales et Rome des Goths si bien que l’ensemble des 5 patriarches furent tous sous la protection de l’empereur byzantin. Cette situation changera en 754 à cause d’un Franc!

Le schisme politique : il y a 1260 ans

Apocalypse (12:6) « Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours. »

A cette époque, la dynastie des mérovingiens, premiers rois chrétiens de France fût déposée par Pépin le Bref. Mais Pépin n’était pas légitime. En mal de reconnaissance, il offrit au Pape Étienne II un arrangement très tentant : Si le pape acceptait de le sacrer roi des Francs (et donc de déposer les mérovingiens), Pépin lui offrait en échange l’exarchat de Ravenne et se substituait à l’empereur byzantin comme protecteur de la papauté. Un exarchat était une région administrative impériale dans l’empire romain tardif.  Ravenne était donc  à l’époque la capitale administrative byzantine du nord de l’Italie alors que la ville de Rome n’avais plus guère d’importance administrative. Le pape Etienne II accepta l’offre de Pépin le Bref et, à pâques 754, il devient le souverain des états pontificaux.

Sacre de pépin le Bref

Sacre de pépin le Bref

A partir de ce moment, le patriarcat de Rome diffère des 4 autres sièges apostoliques : Il ne fait plus partie du même ensemble politique et il est le seul patriarche à avoir un état et une couronne temporels. De plus, en sanctifiant la déchéance des mérovingiens et l’instauration des carolingiens, il s’est érigé comme faiseur de dynasties et a posé le principe de la monarchie de droit divin similaire à la chrismation des anciens rois d’Israël que le Christ avait rendue caduque par la nouvelle alliance. Une nouvelle Église émerge alors en occident, forgeant progressivement ce qui deviendra quatre siècles plus tard la théorie des deux glaives de l’abbé de Clairvaux. Mais en 754, nous sommes encore bien loin du pape monarque théocratique. Pendant les quatre cent années qui suivirent, l’occident fut le théâtre d’âpres luttes de pouvoir entre des acteurs aux préoccupations bien peu spirituelles : Le premier de ces acteurs fût Charlemagne ainsi que ses successeurs sur le trône de l’empereur romain-germanique. Ils nommeront nombre de papes, soumettront les papes à leur volonté par la force ou la menace. Destitueront les papes qui de leur obéiront pas. Ils imposeront le filioque.

La querelle occidentale du filioque

H_Agia_Triada_Moni_Vatopediou_Agion_OrosLe fait est peu connu, mais avant que la question du fillioque ne devienne une querelle entre chrétiens d’Orient et d’Occident, ce fut d’abord une querelle interne à l’Occident. En effet, c’est Charlemagne qui,  en s’immisçant dans le débat théologique, imposa l’ajout du filioque lors des messes impériales. En signe de protestation, le pape Léon III, qui était farouchement opposé à cet ajout en raison de la fracture de la collégialité avec l’Orient qu’elle impliquait , fit apposer sur les portes de sa cathédrale des plaques métalliques sur lesquelles était gravé le texte du crédo original, sans le filioque, en latin et en grec. Mais dans la pratique le pouvoir impérial dominait encore celui du pape : le premier Pape à revendiquer  officiellement la supériorité du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial fut le Pape Nicolas Ier vers 858. Une revendication qui n’empècha d’ailleurs pas  les empereurs romain-germaniques de continuer à manœuvrer pour la modification du crédo en dépit de l’opposition des papes successifs.

En 882, le tout dernier pape à s’opposer à l’ajout du filioque, Jean VIII, fut assassiné dans des conditions particulièrement sauvages. Les annales de Fulda relatent avec détail cet évènement qui fut aussi le premier assassinat d’un pape :  Jean VIII fut d’abord empoisonné, mais l’effet du poison ne fut pas radical et le malheureux tardait à mourir. On l’acheva alors à coup de marteau. L’Église orthodoxe l’a reconnu comme martyr.

Naissance du catholicisme romain

Aussitôt le pape Jean VIII éliminé, son successeur, le pape Martin Ier, introduisit officiellement le filioque dans le crédo de l’église romaine, sans même en passer par un concile œcuménique. A partir de ce moment, le crédo de l’église romaine différait (et diffère toujours) de celui des Églises d’orient qui ont conservé l’ancienne formulation. C’est sous ces funestes augures que débutât le culte qui prendra le nom de Catholique-romain. Par la suite, l’Église Catholique rendît cette modification du crédo canonique de façon rétroactive lors du concile de Lyon en 1274, auquel, évidemment, les chrétiens d’Orient désormais qualifiés de « schismatiques » ne furent pas conviés.

Outre le débat théologique en soi, force est de constater que la question du filioque fut introduite et instrumentalisée par les empereurs germaniques pour mener à la rupture avec l’orient chrétien, dépendant eux de l’empereur byzantin. Et que la papauté s’y étant opposée, il a fallu l’assassinat sauvage du dernier défenseur de la collégialité avec les chrétiens d’orient pour que Rome rompe avec Byzance.

Naissance de la prostituée.

Apocalypse (17:1) « Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui réside au bord des océans. Avec elle les rois de la terre se sont prostitués, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution. »

C’est à ce moment qu’un autre acteur, ancien et local, se manifeste : la haute noblesse patricienne romaine, qui depuis la chute de Rome avait perdu toute influence politique. Cependant il ne faut pas voir dans le terme « noblesse » une allusion à l’élévation de l’âme. Le règne du pape Serge III (pape de 904 à 911) inaugura ce que les historiens ont appelé la « pornocratie » : Le siège de Rome passa de 904 à 1049 entre les mains de quelques familles patriciennes romaine aux mœurs particulièrement sordides. La figure la plus influente de l’époque fut la belle Marozie, (de son vrai nom Maria de

Marozie en papesse

Marozie en papesse

Tusculum) que le chroniqueur Liutprand de Crémone présente comme une «prostituée éhontée », courtisane et incestueuse.

Sa vie scandaleuse donnera naissance à la légende de la papesse Jeanne. A 15 ans elle était la maîtresse du futur pape Serge III qui n’était encore à l’époque que l’évêque de Porto. Marozie lui donna un fils qui fut le futur pape Jean XI. Toujours selon le chroniqueur Liutprand de Crémone, Marozie aurait été ensuite l’amante du pape Jean X (pape de 914-928) qui la nomma sénatrice et patricienne de Rome.  Une innovation remarquablement  féministe pour l’époque! Elle épousa en 925 le duc Guy de Toscanne. En 928, en collaboration de son époux, elle attaqua Rome avec les troupes ducales et s’empara du pouvoir, fît jeter le Pape Jean X en prison où il mourut (assassiné?)

Cependant l’ambition politique des Tusculum ne se limitait pas à contrôler Rome et les États Pontificaux. Ils avaient compris que la position de pape pouvait leur permettre de rétablir la puissance des anciens César romains.  Mais pour y parvenir, il fallait que le pape deviennent, comme l’empereur païen, le grand ordonnateur du culte : Pontifex Maximus.

911 le Concile de la discorde

En 911 (chiffre décidément diabolique)  se tînt l’obscur Concile de Reims au cours duquel  le Pape tente pour la première fois d’imposer sa suprématie aux Églises Orientales. Grecs et latins constatèrent la profondeur de leurs divergence sur l’exercice du pouvoir.  On commencera dès lors à parler de Schisme d’Orient.

Légende de la papesse Jeanne :  l'accouchement en public

Légende de la papesse Jeanne :
l’accouchement en public

Les deux papes suivant furent de simples marionnettes aux mains de la belle Marozie.  Celui qui leur succéda en 955, le pape Jean XII fut considéré comme le plus vil de la période pornocrate. Ses contemporains le surnommèrent « l’antéchrist siégeant dans le temps de Dieu ». Le fait marquant de son apostolat est qu’il établit la procédure canonique de l’élection des papes qui retirait à l’Empereur Romain-Germanique le pouvoir de nomination. L’aristocratie romaine revenait enfin sur le devant de la scène.

L’empire contre-attaque

Fâché l’empereur germain Othon prit Rome et nomma à sa place un antipape mais Jean XII, qui était parti avec le trésor, recruta une armée et reprit bientôt Rome. Il y mourût avant la riposte d’Othon. La rumeur courue qu’il fut battu à mort par un mari jaloux. En 985, le futur pape Boniface VII fît enfermer et assassiner son prédécesseur pour s’emparer du siège apostolique. Le délitement des mœurs à la cours de Rome à l’approche de l’an 1000 était ressenti en occident comme les prémices des temps apocalyptiques et les papes suivants tentèrent alors d’assainir la situation.

La fin du premier schisme d’Orient.

Jean XVIII

Jean XVIII

Ainsi le pape Jean XVIII consacré à Noël 1003 parvint à rétablir la situation. Il surmonta le schisme d’Orient et réconcilia les Églises romaine et byzantine. L’Église d’Orient le fait inscrire comme évêque de Rome sur ses dyptiques, la liste établissant la succession apostolique. Les divergences semblaient dépassées, la décence et la pondération semblaient être revenues à Rome. L’unité et la concorde régnaient de nouveau au sein de l’Église.  C’est alors que mystérieusement il démissionne  en 1009.

Les intrigues reprirent alors de plus belle et la réconciliation avec l’Orient ne fut que de courte durée.

Retour des Tusculum au pouvoir : les papes laïcs !

En 1024, Romanus de Tusculum, un des descendant des pornocrates, qui n’était ni prêtre, ni même diacre, parvint à se faire élire Pape en achetant  les électeurs et monte sur le trône pontifical sous le nom de Jean XIX. Aussitôt élu, il offensa l’ambassade que lui envoya l’empereur Byzantin si bien que le Patriarche de Constantinople effaça derechef son nom des dyptiques de l’Église byzantine. Ce fut aussi le premier pape à monnayer l’octroi des indulgence. A sa mort les Tusculum placèrent sur le trône son neveu, le pape  Benoit IX qui non seulement était laïc mais en plus n’avait que 12 ans en 1032 quand il fût élu Pape! Ce pape-enfant fit trois pontificats consécutifs, entrecoupés d’une destitution et de démissions (Ayant grandit, il était tombé amoureux de sa cousine et voulu l’épouser). Lors de son troisième pontificat il mena la papauté aux bord de la faillite financière.

L’empereur germanique Henri  III, exaspéré, chercha alors  à rétablir la prérogative impériale sur la nomination des papes . Pour éviter cela, le pape suivant, Léon IX (pape de 1049 à 1054), lança une restructuration de grande envergure de l’Église en s’entourant de réformateurs énergiques mais peu diplomates, comme Hubert de Moyenmoutier ou Pierre Amalfi. L’administration de l’Église romaine fut alors calquée sur l’administration impériale germanique. Une chancellerie fut créée et les postes ne furent plus réservés aux « nobles » Romains. La papauté devint un état constitué. Et cet état voulu être reconnu comme tel par Constantinople.

Le schisme spirituel

Le concile de Nicée (monastère de Trébizonde)

Le concile de Nicée
(monastère de Trébizonde)

Ce sont justement ces deux réformateurs, Hubert de Moyenmoutier et Pierre Amalfi que le pape Léon IX envoya en embrassade à Constantinople en 1054. Deux Églises radicalement différentes se confrontèrent :  D’un coté l’Église du souverain pontife, qui vient de se constituer en état, disposant d’une administration semblable à celle d’un empire. De l’autre une Église contrepouvoir séparé du pouvoir impérial byzantin seul détenteur de l’état. Les deux Église était devenues antinomiques, politiquement et spirituellement. Elle ne pouvaient que constater leurs divergences fondamentales. La rupture consommée, Rome ne se contenta plus de régner sur l’occident. Désormais libérée de la tutelle théologique des Grecs Rome se forgea une théologie nouvelle fondée sur la personne du souverain pontife, de qui émanait désormais le dogme et à qui tout chrétiens devait allégeance pour obtenir le salut éternel. Le pape ne se contentait plus d’être l’évêque de Rome mais mettait en place sa régence universelle. La rupture est totale également dans la manière de chercher la justesse de la foi. A l’opposé de la prudence conservatrice des Églises orientales qui se qualifièrent à partir de ce moment d’orthodoxe et figèrent leur dogme, l’Église romaine investi dans l’infaillibilité supposée du pape lors de l’énonciation de dogmes nouveaux.

L’église Romaine devint l’Église Catholique.

Apocalypse (12:3) « Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge. »

Prise de Constantinople par les croisés

Prise de Constantinople par les croisés

La rupture avec les chrétiens d’orient sera consommée en 1204 quand la 4eme croisade pillera Constantinople, détrônera l’empereur et que les croisés humilieront les Byzantins en forniquant sur l’autel de Sainte Sophie avec des prostituées. Pour les orientaux, c’est la réalisation d’Apocalypse (13:7) :

« Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. »

En effet, le pape déploie alors sa mainmise sur l’ensemble des nations non orthodoxes, et bientôt aux confins du monde, sur les continents nouveaux qu’Espagnols et Portugais viennent de découvrir.

L’Église cachée 1260 ans dans le désert

Apocalypse (12:14) « Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. »

Saint Staretz Joseph l'hésychaste

Saint Staretz Joseph
l’hésychaste

Les deux Églises divergèrent dès lors sur la manière de conserver le dogme. Les orientaux, échaudés par la querelles du filioque se replièrent sur la collégialité du monde monachique pour réfléchir le dogme. Grégoire Palamas et de Nicolas Cabasilas, deux penseurs issus du monachisme seront les principaux défenseurs de l’hésychasme et de l’orthodoxie. En se fondant sur la doctrine de l’hésychasme l’Église orthodoxe, fidèle à l’Église du premier millénaire, communion d’Églises, distinctes, mais non séparées, unies, mais non confondues ou uniformes, se définit comme « l’Église des Sept Conciles Œcuméniques » et refusera toutes innovations dogmatiques ou canoniques On trouve des monastère partout dans le monde orthodoxe.

Sainte Catherine du Sinaï est le plus ancien. Celui de Saint-

santa maria di grottaferrata

Santa Maria di Grottaferrata

Macaire de Scété l’un des plus miraculeux. Mais il en est un qui a une histoire particulière. Au VIIe siècle, l’empereur byzantin Constantin IV « donna les ailes de l’aigle » à l’Église en lui concédant que la Sainte Montagne de la péninsule de l’Aktè est la propriété de la Sainte Vierge, lui conférant l’extra-territorialité. Depuis, le Mont Athos renferme la plus ancienne république encore en fonctionnement : la république monastique de la Montagne sacrée dédiée à l’hésychasme. Les monastères n furent cependant pas de simples lieux de recueillement et de prière. Ils renfermaient les plus riches bibliothèques de toute la chrétienté. Si bien qu’encore aujourd’hui la deuxième plus vaste bibliothèque de l’Église Catholique est l’ancien monastère byzantin de Sainte-Marie de Grottaferrata, au sud de Rome.

Les moines y étudient les textes des Saints pères de l’église, les philosophes, échangent des correspondances sur des sujets théologiques, et élaborent la pensée de l’église loin des enjeux séculaires. Les croisés, peu habitués à de tels échanges, se moqueront de cette propension à débattre de sujets tels que le sexe des anges.

Pendant ce temps en occident.

1 Corinthiens (1:22) « Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. »

Pendant que les moines grecs cherchent à s’approcher de la sagesse de Dieu en pratiquant l’hésychasme, l’Église romaine, libérée du frein des théologiens grecs, continua sur la voie de la réforme initiée par Léon IX et concentra les pouvoirs décisionnels entre les mains du seul pape.  La philosophie cesse également d’être bien vue de l’Église Romaine. L’usage exclusif du latin permit de limiter le nombre d’interprètes de la bible  aux seuls lettrés, bridant la capacité de contester les contradictions entre les Évangiles et le comportement de l’Église. Alors que les empereurs d’Orient, sous l’influence de l’Église orthodoxe, modérèrent l’usage de la peine de mort et des châtiments corporels, le Pape s’en empara au contraire comme moyen de lutter contre l’hérésie. Mais la contestation reçois deux renforts inattendus et simultanés : En 1453 Constantinople tombe entre les mains des Turcs. Les lettrés grecs se réfugient en Italie et apprennent les belles lettres aux Italiens. C’est le début de la renaissance. Certains lettrés grecs, comme le prince Jean Lascaris, dont Laurent de Médicis à fait son bibliothécaire,  retournent visiter les monastères grecs pour remplir les bibliothèques occidentales de milliers de manuscrits. François Ier demande à Lascaris de venir à Fontainebleau pour y fonder avec Budé l’ancêtre de la Bibliothèque Nationale de France.

Le pouvoir corrompt

Ce que la byzantins avaient prévu se passa : l’exercice direct du pouvoir se retourna contre la papauté. La contestation gagna le cœur de l’Église occidentale et aboutit au schisme protestant. La réponse du pape fut l’infaillibilité pontificale suivie d’une inflation d’innovations dogmatiques au XIXe siècle rythmés par les apparitions miraculeuses de la Vierge. Mais les miracles de l’Église Catholique paraissent bien pâles à coté de ceux de la science des hommes.  les Églises d’Europe occidentale se sont progressivement vidées. Cette Église, autoritaire et violente s’était égarée trop loin de son terrain spirituel, sur le terrain politique et scientifique.

l’État du Vatican.

Apocalypse (13:1) « Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. »

Nous verrons dans le prochain article comment cette situation donnera naissance à la bête, ses sept rois consécutifs, plus un. Et comment cette bête détruira la Prostitué en dévorant ses chairs, notamment par les réformes liturgiques de Vatican II.

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14 réflexions sur “L’Apocalypse c’est l’histoire chrétienne

  1. Salut géo, je me posais une question au sujet de la photo sur la montagne qui sert de page d’accueil à votre blog.
    Ne serais ce pas un temple bouddhiste ?

  2. Très bon article, et très bon site. Bon travail en somme !!

    Deux petites erreurs sans conséquences :

    « A cette époque, la dynastie des Capétiens, premiers rois chrétiens de France fût déposée par Pépin le Bref. Mais Pépin n’était pas légitime. En mal de reconnaissance,… »
    Se sont les Mérovingiens et non les Capétiens.

    « Mais la contestation reçois deux renforts inattendus et simultanés : En 1543 Constantinople tombe entre les mains des Turcs…. »

    C’est 1453, faute de frappe, c’est sûr.

    Continuez comme ça, et je me pèlerinerai au mon Athos !!

    Bien à Vous.

  3. Bonjour Geocedille,

    Tout d’abord, je souhaite vous remercier et vous féliciter pour la qualité de fond de vos articles ainsi que pour la tempérance et la pertinence de vos interventions sur le blog »Le Grand Réveil », ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas lors des débats qui opposent régulièrement Chrétiens de différentes Eglises, voir de différentes chapelles à l’intérieur de ces mêmes Eglises.
    Personnellement, je viens de faire mon retour au sein de l’Eglise Catholique (celle de mon baptême) et après un bref passage dans l’Eglise Conciliaire, j’ai rejoint les rangs des Traditionalistes mais ne me permettrais certainement pas de jeter l’anathème sur des Chrétiens d’une autre Eglise.
    Pour en revenir à votre dernier article, je voudrais poser deux questions et apporter une petite correction:

    1 – Vous faîtes allusion à Lucifer, le porteur de Lumière, en tant que personnage divin, NSJC lui-même, et n’ayant pas votre érudition, je vous avoue être un peu perdu car pour moi, Lucifer est l’Ange le plus brillant, le porteur de Lumière, qui a refusé de servir  » NON SERVIAM  » et qui donc par orgueil a sonné la révolte contre Dieu. Pouvez-vous, sans jeu de mots, m’éclairez?

    2 – En toute fin d’article, vous dîtes:  » La réponse du pape fut l’infaillibilité pontificale suivie d’une inflation d’innovations dogmatiques au XIXe siècle rythmés par les apparitions miraculeuses de la Vierge. Mais les miracles de l’Église Catholique paraissent bien pâles à coté de ceux de la science des hommes. »
    Vous corrélez directement l’infaillibilité Pontificale , l’inflation d’innovations dogmatiques et les apparitions Mariales. Si je comprends que vous n’adhériez pas, en tant qu’Orthodoxe, à l’infaillibilité Pontificale et aux innovations dogmatiques, je suis curieux de savoir ce que vous pensez des apparitions Mariales reconnues par l’Eglise telles que Fatima.

    3 – J’ai juste relevé une petite erreur dans votre article quand vous dîtes que Pépin le Bref déposa le dernier Roi de France de la dynastie des Capétiens…
    vous vouliez certainement dire Mérovingiens, héritiers de Mérovée ancêtre semi-mythique de Clovis.

    REGINA PACIS, ORA PRO NOBIS

    • Bonjour Alain et tout d’abord merci de m’avoir corrigé sur les mérovingiens, descendants légitimes de Clovis, j’ai rectifié dans l’article.

      Je comprends que vous soyez déboussolé concernant ce que je dis sur Lucifer. La confusion vient du fait que le terme de lucifer (porteur de lumière) est associé à 2 passages de l’ancien testament et à 2 passages du nouveau.

      Vous connaissez sans doute celui de l’ancien, c’est celui qui a conduit les Latins a attribuer à Satan l’épithète Lucifer, dans Isaïe (14) :

      « Comment es-tu tombé du ciel, étoile du matin, fils de l’aurore ? As-tu été jeté à terre, vainqueur des nations ? Toi qui avais dit dans ton cœur : « J’escaladerai les cieux, au-dessus des étoiles de Dieu j’élèverai mon trône… » Cette étoile du matin c’est le Lucifer déchu qu’on assimile à Satan.

      Mais dans le nouveau testament il y a un autre porteur de lumière.

      Apocalypse (22:16) : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. »

      2 Pierre (1:17) : « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; »

      Jésus est le porteur de lumière promis par Esaïe (42:6) : « Moi, l’Eternel, je t’ai appelé pour le salut, et je te prendrai par la main, je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir de prison le captif, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres. »

      En Grec, cette étoile brillante du matin c’est phosphoros, traduit en latin Lucifer matutinus dans l’Exultet.

      Mince, nous voilà beaux avec deux Lucifer et pas n’importe lesquels!

      Je pourrais ignorer le problème : Il n’y a personne répondant au nom de Lucifer dans la théologie orthodoxe. Satan étant déchu il n’a plus droit au titre d’étoile brillante, il n’est que ténèbres. Le phosphoros, c’est Jésus. Point à la ligne.

      Si j’aborde la question c’est pour monter que l’Église Romaine a introduit une dimension prométhéenne dans sa perception de Satan (dont les Protestants ont hérité) qui fait qu’elle fût perçue comme opposée au progrès et à la connaissance.

    • J’ai oublié de répondre à votre point 2 :
      -« Là ou vous serez deux ou trois je serais parmi vous. » L’Esprit Saint n’est l’exclusivité de personne et il se manifeste dans l’Église par la communion. Le pape est le premier (primus inter pares) et à ce titre l’esclave de tous selon les paroles du Christ lors du lavement des pieds. Ce n’est pas aux esclaves de dicter les règles de la maisonnée.
      -L’apparition mariale de Fatima n’a pas été soumise aux synodes orthodoxes, mais selon le droit canon la Sainte Vierge ne peut pas apparaitre pour changer le dogme. Elle encourage et réconforte.

      • Merci de vos réponses,
        et en espérant ne pas abuser de votre temps je souhaiterai savoir si les Eglises Orthodoxes à l’instar de l’Eglise Catholique s’affirment également être seules à détenir la Vérité?
        Du genre:  » Hors de l’Orthodoxie point de salut ».

        • Oui et non. J’écris orthodoxie avec un o minuscule : nous ne faisons pas de l’orthodoxie une étiquette, c’est une attitude, le « gardez ce qui vous a été donné » que Jésus conseille aux 7 Eglises d’Asie. Ce qui vous sauve c’est de croire en Jésus et de suivre ses commandements. Ce faisant vous entrez dans l’Eglise, vous devenez une partie de l’Eglise. Le salut ne vient pas du clergé, ni d’un pontife. Il vient de vous-même. Le clergé est là pour vous servir les sacrements et laver vos pieds de la poussière du chemin (par la confession et l’absolution). Bon chemin.

  4. Merci Geocedille pour cet excellent travail de théologie.
    Très intéressant comme toujours.
    Votre travail sur les églises démontre cependant une chose,
    Toute les églises soit disant de Dieu se sont bâties sur la corruption,les coups bas,les meurtres et j’en passe.

    « J’en passe ou jean passe »,
    L’apocalypse selon saint jean a fait,selon moi,beaucoup de mal au chrétiens.
    Dans la mesure où elle donne soit disant des signes de la fin des temps,et où ces mêmes chrétiens cherchent ces mêmes signes dans notre époque (et dans les époques précédentes) et se raccrochant à leurs propres confessions religieuses,dans l’espoir d’être sauvé par leur foi quand ces événements surviendront.

    Est ce Dieu lui même qui a nommé qui était saint?
    Non,Ce sont les églises.
    Est ce dieu qui va élever au rang de saint Jean Paul 2 l’année prochaine?

    Ce sont des églises corrompues dés le départ,et elles ont mis en avant les dogmes qui les arrangeaient.
    N’y a t’il pas des évangiles non reconnus ?
    Évangiles selon Thomas
    Évangiles selon Judas
    Pour exemple.

    Ce sont ces églises,elles mêmes,qui ont amené le système dans lequel nous vivons aujourd’hui,système très bien décrit par Dalencourt,et ce système du bien et du mal que l’on nous enseigne depuis « toujours » a fait de nous de parfaits moutons.

    La grande prostitué ce sont les églises en général et les autres religions monothéistes,assisent tout autant qu’elles sont sur leurs milliards,leur veau d’or.
    La fortune du vatican n’est elle pas placée sur les marchés financiers,et pour certains douteux?
    Ce système manichéen les arrangent bien,ils ont leur joker,
    Le Mal,le grand Satan,le grand Lucifer.
    Ils sont plus mauvais que toute les légions de Satan réunies.

    Les églises me font penser à cette chanson de brassens:

    C’est ma vision des choses,elle n’engage que moi,
    Et merci encore pour vos travaux et votre très beau blog.

    Gloire à la sainte trinité.

      • Bonjour Geocedille,
        J’aurais besoin de votre érudition en grec.
        J’ai un verset en grec et je suis incapable de le taper sur un clavier.c’est tiré d’un livre et j’aurais besoin de votre adresse mail pour vous en envoyer une photo.
        C’est un verset de 15 mots.
        Si c’est impossible je comprendrai,
        Mais merci d’avance.
        Nicolas.

  5. Monsieur GEOCEDILLE
    Merci pour votre article très intéressant et très bien expliquer.
    Mathieu -L’homme ne vivra pas de nourriture terrestre uniquement mais de toute parole qui vient de DIEU.

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