L’Ecclésia, de Périclès à Jésus.

Nous allons commencer notre périple eschatologique par l’étude de l’Apocalypse de Saint Jean de Patmos. La première question qui se pose est celle du choix du texte. Il n’y a qu’une attitude fiable : se référer au texte grec original qu’on peut consulter sur la page suivante avec la traduction de Louis Segond .

Le texte est parsemé de variantes indiquées entre parenthèses qui correspondent aux différences constatées sur les divers manuscrits anciens du nouveau testament.

http://ba.21.free.fr/ntgf/cover.html

Pourquoi le grec?

Chludov_davidPourquoi se référer au texte original ? Parce que tous les traduction introduisent des choix de traduction qui forcent le sens. Des choix qui sont fait en fonction d’idées préconçues qui sont imposées par l’obédience et la culture de l’auteur.

Un exemple courant est la traduction des thermes ethnos, ethnicos et Hellène, souvent remplacés dans les bibles catholiques par le terme païens. Or ethnos signifie ethnie ou nation, ethicos pouvant être traduit par « appartenant à une nation » et Hellène signifie bien évidemment Grec.

En remplaçant nation et Hellène par païen, on introduit une idée préconçue sur les croyances religieuses des nations ou des Grecs dont on parle, et pour le cas des Grecs, on efface leur nationalité ou leur culture.

Mais pour le lecteur attentif, ce concept de paganisme est contredit dans le texte de la bible.

Voici comment Louis Segond traduit Romain (16:4) : « Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’œuvre en Jésus Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ; ce n’est pas moi seul qui leur rends grâces, ce sont encore toutes les Églises des païens. »

Vaticanus-Palatinus-gr.-431Les Églises des Païens ? Depuis quand les païens ont-ils des Églises ? En réalité le texte grec dit :
αἱ ἐκκλησίαι τῶν ἐθνῶν (ai ecclèsiai tôn ethnon) qu’on peut traduire mot à mot par «les églises des nations». Or cette idée d’Églises nationales entre en contradiction avec la posture universaliste du Pape, aussi le traducteur a effacé le concept d’Églises des Nations en introduisant le concept incongru des Églises des Païens. On perçoit donc que cette séparation entre païens et chrétiens est une vision tardive qui reflète les préoccupations des traducteurs postérieurs mais que dans le texte originel, les évangélistes s’intéressent plutôt à une séparation qui était faite entre juifs et non juifs, et ce pour la réduire et non pour la confirmer :

Galates (3:28) : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.»

Vous me direz, c’est un détail, les Grecs n’étaient-ils pas Païens? Aussi la traduction de Grec par Païen ne modifierait pas profondément le message.

Quelques Grecs demandèrent à voir Jésus.

Il y a pourtant des indices qui montrent qu’aux yeux du Christ cette histoire de différence entre Juifs et Grecs n’est pas un détail anodin. En fait, elle revêt une importance tellement grave qu’elle serait même le facteur déclenchant de la Passion du Christ, nous explique  Jean (12 :20 et +) :

« Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour rendre le culte pendant la fête, s’adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance : Seigneur, nous voudrions voir Jésus. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus.

Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.
En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. (…)

Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je ?… Père, délivre-moi de cette heure ?… Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. »

Voici qui est étrange : André et Philippe annoncent à Jésus que quelques Grecs inconnus demandent à le voir et voilà que tout d’un coup Jésus, se trouble. Jean semble se désintéresser de ce qui fut répondu à ces quelques Grecs, et on le comprend, Jésus fait soudain l’annonce dramatique de Sa passion par ces mots : « si le grain de blé qui est tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruits. »

Y a-t-il donc une relation de cause a effet entre la requête de ces Grecs et l’annonce par Jésus de la venue de Son Heure de gloire ?

La réponse est dans la métaphore de la graine qui tombe à terre dont parle Jésus. Maintenant que ces quelques Grecs sont là, la terre est prête à recevoir le sacrifice de la graine. Le lecteur comprendra que dès lors, il convient de traduire le texte avec précaution. Qui sont ces Grecs dont la venue a des conséquences aussi dramatiques ? Pourquoi Jésus semblait-il attendre leur venue ? Peut-on traduire « Grecs » par non-juifs ? ou par Païens ? Pourtant Jean prend la peine de nous expliquer que ces Grecs vont à la fête de pâques. Des Grecs Païens fêtant la pâque juive au Temple ?

La bibliothèque d'Ephèse

La bibliothèque d’Éphèse

Peut-être veut-il parler de juifs hellénophones ? Mais des juifs hellénophones, il y en a déjà autour de Jésus : André et Philippe parlent manifestement le grec, qui est la lingua franca du proche orient depuis la conquête d’Alexandre, 340 ans plus tôt. La Thora a été traduite en grec par les Juifs d’Alexandrie depuis 290 ans déjà.

Des touristes païens de passage poussés par la curiosité comme tous ces Grecs qui visitent les 7 merveilles du monde? Possible, mais il est clair également que ces Grecs ont en plus des motivations spirituelles : ils veulent rendre grâce lors de la pâque juive.

Vous avez dit ecclésia?

La réponse à cette énigme est peut être dans d’autres paroles du Christ, bien plus connues car elles sont toujours mises en avant pour justifier la suprématie papale :

Matthieu (16:18-19) :

« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. »

L’intérêt que les Catholiques ont porté au jeu de mot sur Pierre monopolise l’attention alors que ce qui est remarquablement ignoré, c’est l’utilisation du mot Église. Pourquoi s’y intéresser ? Chacun sait ce qu’est une Église : un bâtiment flanqué d’un clocher. Et symboliquement c’est l’ensemble de chrétiens. Il n’y a rien de mystérieux là dedans. Et pourtant si.

L'église Saint Siméon près d'Alèp

L’église Saint Siméon près d’Alèp

Là encore, nous ne devons pas lire le nouveau testament avec nos référents culturels contemporains. Il faut se remettre dans le contexte culturel de l’époque, c’est à dire dans la province romaine de Judée, imprégnée de culture judo-hellénique. A cette époque là, aucune église n’a jamais encore été bâtie. Les édifices religieux s’appellent des temples. Les assemblées de croyants juifs portent le nom grec de synagoguè (Συναγωγή) qui donnera synagogue. Un mot constitué du préfixe Syn- qui veux dire ensemble et du verbe agôgô qui signifie conduire, guider (comme dans pédagogue).

Pourquoi donc Jésus choisit-il le mot Ecclésia pour désigner son temple et sa synagogue ?

Pour comprendre, il faut se remettre dans la peau d’un habitant juif de l’époque hellénistique dans les provinces orientales de l’empire romain. N’importe quel gréco-romain, même juif sait que l’Ecclésia ne peut évoquer qu’une seule chose : l’Ecclésia d’Athènes, cette assemblée qui réunissait l’ensemble des citoyens de la ville pour voter les lois, le budget, la paix ou la guerre, tirer au sort les sénateurs et les magistrats et ostraciser ceux qui avaient démérité.

Démocratie directe

Un système de démocratie directe très bien expliqué par Etienne Chouard ici :

Alors la question est : Jésus avait-il une idée derrière la tête en choisissant de baptiser sont temple et sa synagogue du nom de l’illustre assemblée des citoyens d’Athènes ?

l'ecclésia

l’ecclésia

Pour y répondre il faut regarder ce que Jésus a donné comme instructions à ses compagnons concernant l’organisation de l’Église.

Nous avons déjà lu dans Matthieu (20:25) que Jésus ne veux pas qu’il y ait dans l’église une hiérarchie similaire a celle des royautés temporelles :

« Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations  commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » 

Saint Jean (13:1-15) nous donne d’autres indices avec la scène du lavement des pieds.

« Avant la fête de Pâques, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. Pendant le souper, (…) Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu, et qu’il s’en allait à Dieu, se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.

 lavementdespiedsIl vint donc à Simon Pierre ; et Pierre Lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds !
Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt.
Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds.
Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi.
Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.
Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous. Car il connaissait celui qui le livrait ; c’est pourquoi il dit : Vous n’êtes pas tous purs.

Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. »

Nous avons vu que le double «amen» introduit une instruction divine. Jésus ne parle pas ici de sujets futiles. Il prédit que le bonheur de l’Eglise dépends de la pratique qu’il vient de décrire.

Une coutume homérique.

eurycleeOr que vient-il de décrire ? Il a joué le rôle d’Euryclée, la servante d’Ulysse : dans le monde hellénique, la coutume voulait qu’on lave les pieds des convives. C’était à la fois une marque d’honneur et, bien sûr, une manière de ne pas saloper son intérieur cossu avec la poussière ou la boue des chemins apporté par les visiteurs.

La symbolique est donc multiple : Jésus accueille lui même ses invités à la table de Dieu. Il ne les baptise pas une seconde fois, comme le lui demande Pierre qui lui tends aussi ses mains et sa tête. Jésus ne retire que la poussière que le cheminement terrestre a déposé sur leurs pieds. Leurs mains (siège de l’action) et leur tête (siège de la conscience) sont déjà purifiés par le baptême.

Jésus leur dit qu’ils devront en faire de même après Lui: accueillir les futurs chrétiens qui entrent dans Son Eglise en étant leurs humbles serviteurs. Car nul ne peut se dire plus grand que Celui qui l’a envoyé et que Lui même s’est baissé au rang de serviteur.

Ainsi il est clair que la hiérarchie de l’ecclésia est radicalement différente de celle des royaumes terrestres. Plus on monte dans l’Église et plus on doit se mettre humblement au service des autres.

Mais la prophétie de Jésus implique aussi que ceux qui outrepasseront cette instruction et se diront plus grand que Lui s’exposent à des malheurs.

La bible semble bien indiquer que Jésus faisait allusion au système de démocratie directe qui réglait à Athènes en choisissant de nommer son Temple et sa Synagogue du nom d’Ecclésia.

Qu’en dit la Tradition?

En bon chrétien orthodoxe, je ne vais pas me contenter de la sola scriptura. Je vais cherchez dans les enseignements des Pères de l’Eglise si cette interprétation concorde avec la Tradition.

L’église des origine était régie par des règles qu’on appelles les Canons des Apôtres, toujours en vigueur dans l’église orthodoxe (abandonnées par les Catholiques et les Protestants)

La tradition les fait remonter aux 12 apôtres eux mêmes. C’est un recueil de 82 règles (canonas en grec) dont voici la traduction sur le site de l’église orthodoxe d’Estonie :

http://www.orthodoxa.org/FR/orthodoxie/droit%20canon/canonsApotres.htm

L’article 39 explique que c’est à l’évêque seul que le peuple du Seigneur fut confié et qu’il aura à rendre compte de leurs âmes

L’ordination des prêtres et la nomination des évêques est soumise au critère de dignité. Cela se traduit par la proclamation de cette dignité par le clergé et par l’assistance lors de la messe d’intronisation qui à tour de rôle doivent proclamer à 3 reprise « il est digne ». Si une personne s’exclame qu’il ne l’est pas, l’intronisation n’a pas lieu.

Ainsi il existe un contre-pouvoir direct au sein de l’église qui peut être exercé par le plus humble contre le plus grand. Il en ressort que le gouvernement de l’Eglise est en effet local délimité par les évêchés.

DuraSyn-III-JeremiahL’article 35 interdit à un évêque de se mêler de faire des ordinations hors des limites de son diocèse.

Enfin, l’article 34 explique comment doivent s’exercer l’autorité des primats nationaux sur les évêques :

Les évêques de chaque nation doivent reconnaître leur primat et le considérer comme chef ; ne rien faire de trop sans son avis et que chacun ne s’occupe que de ce qui regarde son diocèse et les campagnes dépendant de son diocèse. Mais lui aussi, qu’il ne fasse rien sans l’avis de tous ; car la concorde règnera ainsi et sera glorifié le Père et le Fils et le saint Esprit.

Ainsi le primat ne doit rien faire sans l’avis de tous. Nous avons bien une gouvernance par le consensus et non une monarchie.

Cette gouvernance passe par la réunion du Saint Synode qui se réunit deux fois par an (article 37) :

Que deux fois par an se fasse un synode des évêques de la province et qu’ils examinent entre eux les vérités de la vraie foi et résolvent les difficultés qui surviendraient à l’Eglise ; la première fois dans la quatrième semaine de Pentecôte, la seconde le neuf du mois d’hyperbérétée, c’est-à-dire selon les Égyptiens le douze du mois de phaophi et selon les romains le neuf octobre.

Maintenant que nous avons dépeint l’Eglise des premiers temps, telle que les Apôtres l’ont reçue de Jésus, nous allons pouvoir nous intéresser  aux lettres que Saint Jean envoya de l’ile de Patmos aux 7 églises d’Asie dans les livre de l’Apocalypse.

http://wp.me/p1OCZn-bX

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28 réflexions sur “L’Ecclésia, de Périclès à Jésus.

  1. ekklesia (cf dico bailly tabularium) a une signification générale : c’est une assemblée par convocation : c’est-à-dire qu’on y fait un appel et que les gens sont sommés d’y répondre.
    D’autre part, il y a plusieurs ekklesia qui existent. Sont citées par le bailly celles de Delphes et Athènes.
    L’emploi du mot ne suffit donc pas pour en déduire que Jésus voulait construire une démocratie à l’Athénienne.

    La métaphore de la graine qui meurt pour produire du fruit est évidemment une allusion aux métaphores de l’arbre qui produit des fruits. L’assemblée est donc clairement pensée comme hiérarchique.

    Maintenant, il y a la question du commandement. Et en effet, celui qui commande doit être au service de la communauté, pour éviter toute tyrannie. Donc celui qu’il faut désigner pour chef est l’homme le plus serviable d’entre tous, le plus humble, le plus simple. C’est une pensée fortement chrétienne.

    S’il y a une question de commandement et de la désignation d’un chef, c’est que l’on est évidemment à mille lieu du concept de démocratie, où le chef est sensé être un être collectif idéal « le peuple », et où on ne sait plus trop qui commande quoi.

    • Je doute que Jésus possedait une édition du dico bailly tabularium au XXIe siecle. Par contre il est certain qu’il vivait dans le proche-orient hellènistique. Dans cette culture, le mot ekklésia faisait forcément penser à cette d’Athènes.
      Par ailleurs il y avait bien des chefs dans la démocratie athénienne, Périclès en particulier.

  2. Jésus veut contruir la vrai démocracie s inspirant de la démocracie athéniennes
    .j en suis arrivée a la meme conclusion il y a déja un ou 2 ans . le royaume de dieu sur terre est l ecclésia sur lesquel les porte de l enfer ne prévalerons pas . l assemblée du peuple qui vote directement les lois et les budgets et désigne ses représentants au tirage au sort parmi les citoyens volontaires .le tirage au sort d usage dans l église jusqu au pape clément V qui l a supprime par en 1266 . l assemblée de jésus est catholique c est a dire universelle ,elle ne se limite pas comme a athénes aux citoyens masculin de plus de 30 ans mais est ouverte a tous sans dictinction d age , de genre , de niveau social , d education ,homme libre et esclave , d indigéne ou de migrant .l assemblée est universelle car elle est aussi dispnible pour tout les peuples qui le désire ,car le méssage de jésus s addresse a toute les peuples qui constitue l humanité . les evangiles ont été écrit en grécque ,evangile a trois traduction complémentaire : la bonne nouvelle ,la nouvelle alliance qui n est plus l exclusivité des hébreux mais de toutes les peuples ,et le nouveau contrat dans la teneur se trouve dans l ekklesia katholicus , l assenblée du peuple universelle .

    jésus s oppose aux pouvoir de l argent qui est l opossé du pouvoir de Dieu !
    jésus est la source la plus manifeste d opposition au nouvel ordre mondial de la tyranie des banques et de la finance .

    quand jésus chasse les marchands du temple ,et notement les agents de change ,ceux qui devait être les ancêtre des banques ,et qui devait avoir le monopole de la création monneitaire ,création de la monnaie impériale d un alliage inférieur en or qui s echangeait avec les monnaies locale . c est sans doute ce qui a révolté jésus , que cette d escrocrie ,soit élevé a une activité sacré ,c est le comble du satanisme .le parasitisme des agents de change a l intérieur du temple remait en celle l adoration du veau d or ,symbole de satan , ce que saint paul confirme en disant la racine du mal vient de l adoration de l argent . quand un des sacerdotes de la synaguogue de satanas demande a Jésus si celui est en faveur de payer des impots a César .jésus lui répond en montrant l ephigie de césar sur la monnaie impérial . « donne a césar ce qui est a césar et donne a Dieu ce qui est a Dieu  » la création monneitaire doit être dans les mains de l autorité de l état romain représenter par césar et non dans les mains de faux monnayeurs ,comme ont le voit aujourd´hui avec la FED ,la BCE et la BIS . c est d ailleurs ces parasytes marchand alliés aux sacerdotes du sanhidrine qui ont d ailleurs, fait arrêtter Jésus et l ont condamner a mort .

    • Bonjour Jean-Paul,
      Merci de vos reflexions interessantes. En effet, l’affirmation du credo : mia ekklésia agia katholikè kai apostolikè signifie assemblée, unique, sainte et apostolique de la totalité, ce qui, en termes politiques s’exprime comme vous le dite (assemblée du peuple universelle) et on comprends dès l’ors que le mouvement apostolique est destiné à répandre l’annonce (la constitution dirait-on en language politique) à tous le Hommes.
      Dès lors les passages des évangiles annoncant qu’il n’y a plus ni esclaves ni hommes libres, ni femmes ni hommes, ni grecs ni juifs mais des égaux devant Dieu résonnent comme un préambule de constitution.
      Dans un article prochain j’aborderais la separation entre César et Dieu, entre la Pourpre et le Soleil qui enveloppeles deux femmes de l’Apocalypse et la conception chrétienne (orthodoxe) des deux pouvoirs, le temporel et le spirituel, et comment l’un est le contrepouvoir de l’autre, comment la conscience modère l’action.

  3. Merci Géocédille pour ce petit cours de grec. Ne connaissant pas cette langue, je suis obligé de me référer aux STRONG words, je pense que tu connais ce dictionnaire.
    Tu as tout à fait raison, pour mieux comprendre les écritures, il est mieux de repartir sur l’écriture d’origine.

    – jean 12:20
    Lorsque les grecs ont demandé à voir Jésus, il a été troublé, ça se comprend car il savait que le moment de la crucifixion était proche.
    A partir de son sacrifice, le Seigneur a appelé les païens, pour qu’ils deviennent son peuple en Christ.

    Romain 9:25
    Selon qu’il le dit en Osée : J’appellerai mon peuple, celui qui n’était pas mon peuple, et la bien-aimée, celle qui n’était pas la bien-aimée ;

    Tu remarqueras que c’était annoncé par un prophète de l’ancienne alliance, Osée.

    – Jamais Jésus a demandé qu’on lui rende un culte bien ordonné.
    La seule chose qu’il a demandé c’est lors de la cène, mais il a bien précisé : faites ceci en mémoire de moi.

    luc 22:19
    Puis il prit du pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.

    De même, jamais les 1er chrétiens ont rendu à culte à Jésus, avec chant, sermon, eucharistie etc… relire les actes des apôtres et les lettres. Pas de mention de culte.

    Dieu n’a plus besoin de sacrifice, Jésus étant le dernier sacrifice agréé.

    Hébreux 10:10
    C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’oblation faite une seule fois du corps de Jésus-Christ.

    Relire Hébreux 10 en entier, Jésus est bien le dernier sacrifice, le sacrifice ultime.

    Attention, je dis pas qu’un sermon est inutile, ça permet à ceux qui l’écoutent de comprendre la parole de Dieu. Tous n’ont pas le temps ou la capacité, le sermon est donc utile.
    Le rôle d’un évêque (ou pasteur dans le monde protestant) n’est donc pas de rendre un culte à la manière des païens, mais d’édifier par leur sermon.

    Comme tu le dis si bien l’évêque est là pour servir le peuple, pour l’instruire, c’est son rôle en tant que chef d’une assemblée.

    Le seul chef de l’ecclésia est Jésus.

    Ephésiens 1:22-23 (en parlant de Jésus)
    Et il a mis toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour chef suprême de l’Église,
    Qui est son corps, et la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

    Tu peux aussi lire colossiens 1:18

    • Bonjour Géocédille

      Petrol
      Je ne parle pas de Pierre comme chef église. Car je suis d’accord avec toi et Géocédille .
      Je parle du sens profond du mot Eglise, n’est pas un édifice mais les gens.
      Car à l’époque les édifices religieux s’appellent des temples.

      • Bonjour Petrol et Margaret,

        Jesus instaure tout de même quelque chose de précis avec le lavement des pieds : il explique par là que le baptême purifie le tête (la conscience) et les mains (les actes) mais que dans l’Eglise chacun doit laver les pieds (le cheminement terrestre) des autres.

        Ca symbolise à mon sens le pardon de la confession. Et Jésus dit bien qu’il est indispenssable pour aller à Lui.

        • Tu veux parlé de quel baptême ?
          Celui de l’eau purifie rien du tout, il n’est qu’un signe d’engagement.

          1 pierre 3:21
          Et l’image correspondante, le baptême (lequel n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu) nous sauve maintenant par la résurrection de Jésus-Christ ;

          Il est vrai que se faire baptiser pour le Seigneur nous purifie en quelque sorte, puisque nous nous engageons à abandonner notre ancienne vie.

          Sinon je suis d’accord avec toi pour ton interprétation du lavement des pieds.

          Je vois que tu dis confession, tu veux parler de la confession à un prêtre ?
          Ou de se confesser envers la personne qu’on aurai froissé afin de demander pardon ?
          Je connais pas les pratiques des orthodoxes vis à vis de la confession.

          Nous devons pardonner et se faire pardonner, ça fait partie d’aimer son prochain comme soi-même.

          • Le sens du baptême selon le rite orthodoxe est plus profond que ça. La triple immersion totale du baptisé le fait passer par la descente aux enfers, l’ensevelissement mystique ; l’émersion est le retour vers le jour sans déclin, la vie-résurrection avec le Christ (Romains, VI, 4-5 ; Colossiens, ll, 12). Suit l’exorcisme qui se fait au nom de la Sainte Trinité, sous forme d’onctions sur le front, la poitrine, les mains et le dos du néophyte, « afin que cette huile anéantisse toute opposition de l’adversaire ». Elle rappelle l’onction du corps de Jésus le préparant à sa sépulture. Il y a ensuite l’imposition des mains qui est accompagnée d’une prière demandant « que le corps soit libéré de tous les démons et de toutes les autres souillures, que toute ténèbre disparaisse du corps et que toute pensée d’incroyance quitte l’âme ».

            Le baptisé renonce alors au mal. Il est ensuite déshabillé : c’est le rite de la dénudation qui symbolise le retour à l’innocence.

            Face à l’Occident, la main droite levée pour mimer la lutte qu’il aura à soutenir tout au long de sa vie chrétienne, il déclare « renoncer à Satan, à toutes ses armées du mal » et à la puissance de l’ennemi (et oui, selon l’orthodoxie, l’Occident est le lieu d’où vient le malin!)

            L’eau baptismale efface la souillure du péché originel et imprime le sceau indélébile sur l’âme purifiée prédisposée à la sainteté. Comme pour le bon larron, le paradis est accessible pour le baptisé. Seules les souillures inévitables du chemin de sa vie future devront êtres lavées de ses pieds.

            Mais tous ne sont pas purifiés par le baptème: Judas n’étais pas compté comme pur par le Christ. Seul ceux qui se convertissent sincèrement le sont.

            • Ok, merci j’apprends des choses.

              Tu connais mon point de vue sur les rites.

              Pierre nous dit que c’est un signe d’engagement, on peut donc dire que le baptême est important mais dans le sens spirituel, s’engager pour le Seigneur est indispensable pour être sauvé.

              Luc 18:22
              Jésus entendant cela, lui dit : Il te manque encore une chose ; vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, et suis-moi.

              La fin de cette phrase est importante : suis-moi. Ça signifie donc engage toi pour moi.

                • Je commence à comprendre l’orthodoxie.
                  L’évêque se consacre pleinement à Dieu et à ses paroissiens, il vend tout etc..

                  Seulement selon le texte de luc 18:22, tout portrait à croire que si ça s’applique aux évêques, alors seul lui aura un trésor dans le ciel … c’est sûrement pas ce que Jésus voulait dire non ?

                  Luc 12:33
                  Vendez ce que vous avez, et le donnez en aumônes ; faites-vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor dans les cieux qui ne manque jamais, d’où les voleurs n’approchent point, et où la teigne ne gâte rien.

                  ou encore

                  1 Timothée 6:18-19
                  De faire le bien, d’être riches en bonnes oeuvres, prompts à donner, faisant part de leurs biens ;
                  S’amassant ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un bon fonds, afin d’obtenir la vie éternelle.

                  Ça s’adresse à tous, encore une fois ça fait partie de : aimer son prochain comme soi-même.

                  • Je suis taquin, je sais.

                    Je suis conscient que tous ne peuvent pas tout vendre, nous avons une famille …

                    Je pense que ça signifie surtout que nous ne devons pas être attachés aux choses de ce monde (ça c’est dur quand même), et être toujours prêt à montrer de la charité envers notre prochain (ça aussi c’est dur), pourtant c’est vers ça que nous devons tendre.

                    Luc 12:34
                    Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

                    • Il y a aussi la parabole du chameau qui passe plus facilement dans le trou d’une aiguille que le riche n’entre au paradis.
                      Jesus nous invite a ne pas nous attacher au materialisme.
                      Mais ce « suis moi » de son vivant est manifestement une injonction a se faire apôtre.

          • Géocédille

            Le geste de laver les pieds et aussi la purification spirituelle pour l’union de l’âme et du corps dans l’être humain.
            En vérité, en vérité, je te le dis : nul, s’il ne naît d’eau et d’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu» (Jn 3, 5). «Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné.

            Jésus dit à Simon Pierre Si je ne te lave les pieds, tu n’auras point de part avec moi ! Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête !
            Je pense que le baptême est indispensable pour le salut de notre âme.

            • Géocédille

              Le baptême est indispensable à notre salut, mais il faut renoncer à tous les péchés de cette terre.
              Car il ne suffit pas d’être baptisé pour être pardonné de nos péchés.
              Oui, il y a une porte vers les cieux, une main tendue de Dieu. Mais pour cela il faut renoncer à tous les péchés de la vie de tous les jours.

              • « Le baptême est indispensable à notre salut, mais il faut renoncer à tous les péchés de cette terre. »

                Exactement ça, décidément j’apprécie beaucoup de te lire Margaret. Remplace le mot baptême par engagement, car ils sont pour ainsi dire synonymes.

              • « Le baptême est indispensable à notre salut, mais il faut renoncer à tous les péchés de cette terre. »

                Exactement ça, décidément j’aime beaucoup te lire. Remplace le mot baptême par engagement, ils sont pour ainsi dire synonymes.

              • c’est exactement ça : se convertir, c’est agir selon le Christ et donc renoncer au péché. Mais même les saints se disent pécheurs, aussi il n’est pas envisageable de vivre une vie sans pécher. D’où la necessité de laver les pieds de nos frères de la poussière du chemin de la vie par l’absolution.

                • Bonjour Géocédille
                  Petrol

                  La Bible est la Parole de Dieu. Inspirée par le Saint-Esprit, elle ne contient aucune erreur.
                  Il est bon de lire la Bible chaque jour.
                  De se rapprocher de Dieu et cultiver sa présence.
                  Tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes, Dieu nous entoure par sa présence.

                  Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné Lui-même en rançon pour tous.
                  Pour moi le plus important, c’est de respecté mon prochain, par l’esprit, par la pensée, et ne pas bléser une personne en parole et ne jamais se sentir au-dessus de la mêlé car nous sommes si petit face à Dieu !
                  Et sur tout appliquer les saintes écritures face à mon prochain.
                  Je vous cache pas que je vie plus avec Dieu qu’avec la société.
                  .

  4. Bonjour Géocédille

    Très bon article qui constitue une mine information.

    Sans oublier que le mot bible vient du grec biblos , qui désignait à l’origine les feuilles de papyrus.
    Le grec était une langue largement répandue au Moyen-Orient au temps du Messie. En écrivant en grec, les apôtres du Messie ont pu présenter l’Evangile à des millions de personnes en Asie Mineure, en Afrique du Nord et en Europe.

    Le Seigneur a fait de Saint Pierre le fondement visible de son Église. Oui effectivement je me suis poser la question, à l’époque sur le mot église. Le mot église vient du grec Ecclesia qui signifie assemblée. Le sens profond d’Eglise n’est pas un édifice, mais les gens
    . Paul fait référence à l’Eglise qui se réunit dans une maison, pas un bâtiment, mais un groupe de croyants. L’Eglise est le Corps du Christ.

    • Bonjour Margaret,

      Géocédille a très bien expliqué que Pierre n’est pas le chef de l’église, il a bâtit son église autour des 12 (moins 1 : Judas) apôtres. Sans compter plus tard les 120 baptisés par l’Esprit Saint (dont les apôtres et sa mère Marie).

      Nul part dans les Écritures nous trouvons une primauté de Pierre, ce n’est pas lui qui a décidé lors du concile de Jérusalem, mais les apôtres, les disciples et le Saint Esprit (donc Dieu).
      Actes 15:28
      Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous, de ne point vous imposer d’autres charges que les nécessaires ;

      Sinon je te remercie d’avoir répondu à ma question sur l’Esprit Saint, tu as été la seule à le faire, dommage que tu ais associé la vierge dans ta réponse.

      • il faut ajouter à cette remarque que Saint Pierre a d’abord fondé l’Eglise d’Antioche, en 38 avec Saint Paul, qui fût la toute première Eglise, et qui est devenue par la suite le patriarcat de tout l’Orient
        Saint Pierre s’est ensuite seulement rendu à Rome, pour y fonder le futur patriarcat de tout l’occident. Les deux Eglises, d’Orient et d’Occident peuvent donc se dire héritières de son apostolat, même si l’Eglise d’Orient n’en a jamais tiré la moindre prétention de primauté.

          • 1 Pierre 5:13 commence par : « L’Église des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils. »

            J’expliquerais quand on parlera de la Grande Prostituée que Babylone, c’est vraisemblablement Rome.

            • Margaret a raison, nul part il est écrit que Pierre a été à Rome.
              Ni dans la Bible, ni dans l’histoire profane.

              Babylone c’est Babylone, cette ville existait encore à cette époque, Pierre y a été.
              Il n’y a pas de code secret dans sa lettre, Babylone n’est pas Rome.

              Ensuite la babylone de l’apocalypse, c’est une autre paire de manche, on est bien dans l’imagé, il faut donc décoder ce qui y est écrit. Heureusement l’ange explique à Jean comment décoder, mais je convient pas évident.
              Je préfère en reparler lorsque tu aborderas ce sujet.

              • J’ajoute que Pierre est l’apôtre des circoncis, alors que Paul est l’apôtre des païens.

                Galates 2:8
                car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

                On sait aussi que Pierre est surtout resté à Jérusalem, cela n’exclue pas qu’il ai voyagé, mais malheureusement aucune preuves ne peuvent être apportées sur ses missions hors de Jérusalem, alors que pour Paul on en a à foison.

                Et si Babylone était un code secret pour désigner Jérusalem.

                C’est une hypothèse.

                • L’assimilation de Babylone à Jérusalem est une parabole possible. Et comme je l’ai expliqué les interprétations multiples sont possibles, comme l’ange l’explique à Jean dans Apoc. 17:9 à propos des 7 tête : 1) rois, 2) collines.

                  Il est donc possible de lire dans ces 7 collines des prophéties pour plusieur cités, à savoir Rome, Jérusalem mais aussi Constantinople qui est sur 7 collines également.

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