La guerre climatique n’aura pas lieu. Elle a déjà lieu!

haarp-howitwf274-7a61fA la lecture de récents articles et réactions, je constate que de nombreux lecteurs commencent à s’interroger sur la possibilité qu’une guerre universelle pourrait être en cours. Je suis fermement persuadé que c’est effectivement le cas, comme je l’ai exposé dans une série d’articles traitant soit de la nouvelle stratégie du Pentagone, soit du développement depuis l’échec du Vietnam de la doctrine de la guerre furtive, c’est-à-dire invisible pour les opinions publiques. Il m’a semblé utile de compiler ces article pour en présenter une synthèse.

Quelles armes inventer après la bombe atomique ?

Dans les années qui ont suivi le cuisant échec du Vietnam, le pentagone a vécu une remise en question fondamentale de sa doctrine jusque là basée sur les éléments qui lui avaient permis de vaincre le Japon et de gagner en Corée : les trois corps armés conventionnels et l’arme atomique.

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Or cette combinaison avait montré ses limites patentes au Vietnam. En dépit de sa forme mécanique, de sa puissance de feu, de sa capacité de bombardement, la première puissance mondiale avait été vaincue. Sa puissance nucléaire ne lui était d’aucun secours et la force militaire déployée avait levé contre le pentagone l’opinion publique mondiale et domestique.

Que savons nous des stratégies déployées depuis ?

Tout au long des années Reagan, le monde médiatique a bruyamment débattu du développement du parapluie antimissile IDS vite rebaptisé Star-Wars. Selon ce qui en était dit, l’IDS était en ligne directe avec la stratégie classique de dissuasion : Il s’agissait de contrer une attaque nucléaire sur le sol américain de la part d’une URSS qui n’existera bientôt plus. Officiellement donc, on ne constate aucune rupture avec l’approche stratégique militaire antérieure.

Puis, dans les années 1990 est apparu le concept de guerre connectée. Il ne s’agissait plus là d’armes stratégique mais de gestion électronique du champ de bataille avec ses avions Awacs, ces ciblages laser, ses drones et autres moyens de communication ou de guerre électronique.

Là non plus, officiellement, nous ne constatons aucune rupture. Le champ de bataille bénéficie juste des amélioration du moment.

Pourtant, à Mogadicio, ce système montrera aussi ses limites.

Cependant, les observateurs assidus de la politique étrangère des USA, auront constaté que les objectifs stratégiques du Pentagone ont pris de l’ampleur en quelques décennies et visent ouvertement maintenant un influence globale.

C’est ce qu’analyse avec beaucoup de rigueur Thomas Barnett, professeur en géostratégie au US Naval War Collège,dans son ouvrage intitulé « The Pentagone New Map ».

http://www.agoravox.fr/actualites/i…

Cette réorientation stratégique ne peut être entreprise en se basant uniquement sur les deux moyens traditionnels que sont la dissuasion nucléaire et la guerre conventionnelle.

Pour parvenir à ses fins, le Pentagone a développé de toutes nouvelles méthodes d’actions qui demeurent largement ignorées tant des journalistes spécialisés dans l’analyse géostratégique que des opinions.

Pour comprendre ce nouvel art de la guerre il nous faut effectuer un flash-back dans les années 1970.

Viet Nam : L’échec stratégique refondateur.

Avril 1975, Nixon retire les troupes US du pays.

Les mobilisation massives sur les campus et à la convention démocrate, les immolations par le feu, l’engagement des intellectuels, les articles et photos de presse ont eu raison de la puissance militaire des USA.

Le pentagone découvre que la supériorité des moyens stratégiques peut être annihilée par le fait que l’opinion n’adhère pas à la guerre.

L’état major prend conscience du fait que ni les armes conventionnelles ni la bombe H ne peuvent lui assurer le succès opérationnel. Au contraire, les effets visibles de ces armes dans les médias lient les mains des militaires.

Brzezinski-8f13b-6ddfeUne nouvelle approche est désormais indispensable. Elle sera fournie par Zbigniew Brzezinski qui deviendra conseiller à la sécurité nationale sous Carter (de 1977 à 1981) avant de passer dans l’administration Reagan (Commission présidentielle sur la guerre chimique, Commission mixte du Conseil de sécurité nationale et du Département de la Défense, Conseil du renseignement extérieur) puis de Bush sénior.

Zbigniew Brzezinski, est aussi connu pour être un des cofondateurs de la Commission trilatérale.

Une stratégie d’un nouvel âge.

Ce qui lui a valu cette carrière c’est sa vision stratégique, présentées dans de nombreux ouvrages parmi lesquels le notable « Between Two Ages » paru dans les années 1970, dans lequel Zbigniew Brzezinski, écrivait ceci :

« La technologie va doter les dirigeants des principaux pays de techniques capables de mener en secret une guerre dont seules des forces de sécurité réduites au minimum seraient au courant… On pourrait utiliser des techniques comme la modification des conditions climatiques pour engendrer des périodes prolongées de sécheresse ou d’orage. »

Between-two-7570-ba27dL’échec du Vietnam, montrera aux yeux des stratèges US tout l’intérêt du concept de guerre secrète que propose Zbigniew Brzezinski et lui vaudra sa carrière de conseiller stratégique auprès de trois présidents des USA.

La citation ci dessus est fondamentale pour comprendre en quoi consiste la guerre climatique.

Brzezinski définit on ne peut plus clairement non seulement les moyens mais aussi le but de la manipulation climatique à des fins stratégiques : le secret.

La guerre secrète : un nouvelle façon de penser la guerre.

Le secret était jusque là le domaine de l’intelligence militaire. Dans le domaine de l’action militaire on recherchait plutôt la furtivité, c’est à dire la capacité de frapper sans être détecté de l’ennemi, mais on ne se préoccupait pas de cacher qu’on avait déclenché les hostilités. De nombreuses avancées que tout le monde connait dans l’aviation et dans les sous-marins font que la furtivité est un concept militaire largement popularisé.

A l’opposé, la guerre secrète dont parle Brzezinski est un concept radicalement nouveau. Il s’agit de mener une guerre sans que cela ne se sache. Une guerre dont les population ignorent jusqu’à l’existence même. Pour tout dire, elles ignorent même jusqu’à l’existence du concept.
Dans quel but ? Tout simplement de ne pas avoir à gérer l’impact médiatique sur l’opinion, qui a mené à la défaite des USA par le Viet Nam.

Voilà pour le but, mais qu’en est il des moyens ?

Brzezinski parle de moyens futurs, ce qui laisse supposer qu’ils n’étaient pas opérationnels en 1970.
Cependant la recherche scientifique dans ce domaine n’est pas nouvelle. De nombreux pays pratiquent l’ensemencement de nuages à l’iodure d’argent depuis les années 1950.
Quels moyens avons nous pour évaluer les progrès effectués en géo-ingénierie (la science de la manipulation du climat) depuis ?
Dès 1972, Brzezinski déclare « Nous disposons de méthodes capables de provoquer des changements climatiques, de créer des sécheresses et des tempêtes, ce qui peut affaiblir les capacités d’un ennemi potentiel et le pousser à accepter nos conditions. Le contrôle de l’espace et du climat a remplacé Suez et Gibraltar comme enjeux stratégiques majeurs. »
Déclaration que la communauté internationale prend au sérieux puisque la même année, l’Assemblée générale des Nation Unie à adopter une résolution (31/72, TIAS 9614) pour interdire les modification de l’environnement à des fin militaires. Ratifié par de nombreux pays dont les USA elle deviendra la convention internationale ENMOD (Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles) et entrera en vigueur en 1977.
http://www.icrc.org/dih.nsf/INTRO/4… ;

Les armes climatiques sont-elles réelles ?

En 1997 ; l’usage des armes climatiques semble s’être démocratisé au point que le secrétaire d’Etat à la Défense américain William Cohen déclare (le 2 avril) :

William Cohen

William Cohen

« D’autres [terroristes] se sont même engagés dans une forme d’écolo-terrorisme par des moyens qui leurs permettent d’altérer le climat, de provoquer des séismes ou des éruptions volcaniques à distance par le truchement d’ondes électromagnétiques. Il y a donc plein d’esprits ingénieux de part le monde, qui travaillent à trouver les moyens par lesquelles ils pourraient terroriser d’autres nations. C’est la réalité, et c’est la raison pour laquelle nous devront intensifier nos efforts [dans le contre-terrorisme]  » (conférence sur le contre-terrorisme et armes de destruction massives à l’université de Géorgie de Athens).
L’UE s’inquiète également. Le 28 janvier 1999 le Parlement Européen adopte une résolution (A4-0005/1999) sur l’environnement, la sécurité et les affaires étrangères dans lequel il s’inquiète que « En dépit des conventions existantes, la recherche militaire persiste dans l’utilisation de la manipulation de l’environnement en tant qu’arme, comme le montre par exemple le système HAARP basé en Alaska »

Le climat se dérègle.
Le XXIe siècle débute avec une augmentation considérable des catastrophes naturelles, tant en nombre qu’en puissance.
Chacun se souvient de la grande tempête de 1999 qui balaye la France. 2002 est une année record en ce qui concerne les désastres. Inondation, tempêtes, séismes s’enchaînent à un rythme jamais connu. L’Asie est la plus touchée avec 261 catastrophes naturelles en cette seule année, mais les autres continents ne sont pas épargnés non plus.
La succession de cataclysme qui semblent s’acharner sur les pays de l’ex-URSS à une période où un grand nombre basculent de la sphère russe à l’OTAN éveille les soupçons en Russie.
En 2003, le parlement russe se saisit de la possible violation du traité ENMOD par les USA et crée une commission d’enquête sur l’utilisation potentiellement hostile du projet américain HAARP.

Quel son sort de cette HAARP ?

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HAARP est un projet scientifique destiné à étudier les aurores boréales, un phénomène lumineux généré par les flux d’ ondes électromagnétiques solaires dans elles parviennent à atteindre la ionosphère, ce qui se produit en général dans des région proches des pôles.
Dès 1995, le but du projet HAARP est contesté. Le docteur Nick Begich et la journaliste Jeanne Manning publient cette année là un livre intitulé « Angels dont’play this HAARP« , (Les anges ne jouent pas de cette HAARP )dans lequel ils avancent l’idée que HAARP étudie en réalité la possibilité d’utiliser les propriétés de la ionosphère à des fins militaires.

Lien officiel du projet HAARP : http://www.haarp.alaska.edu/haarp/f…
Le principe serait qu’en émettant des ondes radio à des fréquences particulières, il serait possible de générer artificiellement le phénomène d’ionisation de cette couche de l’atmosphère au dessus d’un endroit précis.
Cette couche atmosphérique ionisée a des propriétés physiques diverses qui peuvent être utilisées à de nombreuses fins.

nombre de catastrophes naturelles depuis

nombre de catastrophes naturelles depuis un siècle

Elle réfléchit notamment les ondes radio et lumineuses.
On peut donc l’utiliser comme miroir afin de transmettre des signaux radios au delà de l’horizon, notamment à destination de sous-marins stratégiques.
On peut réduire l’ensoleillement d’une zone géographique, ce qui peut modifier le système des vents ou la pluviométrie.
On peut ioniser l’atmosphère au dessus d’une zone donnée pour perturber les télécommunications satellites dans cette zone.
On peut intensifier l’ionisation à un tel point que tout missile qui le traverserait la couche atmosphérique ionisée serait détruit.
A des niveau encore plus élevés, on pourrait produire un flash électromagnétique semblable à ceux générés par les armes à impulsion électromagnétique (EMP Weapon).

Une HAARP pour les nouveaux Néron : Rome brule-t-il ?

En 2008, le très sérieux GRIP (Groupe de Recherche et d’information sur la paix er la sécurité) subventionné à 50% par la Belgique et la Commission européenne) demande une révision de la Convention ENMOD en raison des préoccupations relatives aux utilisations militaires de l’environnement générée par le programme HAARP.

http://www.grip.org/fr/siteweb/dev….

Les russes ont pour leur part une idée assez précise de ces utilisations.

En effet, l’URSS avait elle même mené des recherches similaire 10 ans avant les USA via plusieurs projet comme SURA dont les installations sont située près de la petite ville de Vasilsursk.
On peut donc supposer que les usages militaires de ce type d’installations que décrit la Pravda leur sont déjà familiers :
« It is known that through satellites or other instruments which serve as reconductors it is possible the so-called hyper fields that generate HAARP for uses other than climate change can be used. Among these uses are aspects which are not necessarily harmful to mankind, such as generating the ozone layer.
HAARP also potentially has the capacity to disintegrate objects, generate spontaneous and induced combustions, and even change brain patterns, induce behavior and to cause biological diseases. »

Bien sur tous ces gens, journalistes, experts en armement, hommes politiques, peuvent être de simple soucoupistes qui fantasmes sur des armes de SF, mais ça fait tout de même beaucoup de monde dont quelques secrétaires d’états à la défense…

http://www.agoravox.fr/tribune-libr…
Simple supposition.

Envisageons juste un instant que, comme tous ces gens le pensent, les recherches menées par les grandes puissances ont abouti aux armes dont Zbigniew Brzezinski parlait en 1970, quels seraient les signes de leur utilisation ?
Brzezinski parlait de mener une guerre qui resterait complètement secrète.
Y aurait il des signes qui pourraient cependant trahir que tel événement climatique ou telle catastrophe naturelle serait le signe d’une activité hostile ?
Le premier indice serait statistique. Il est indéniable que statistiquement il y a de plus en plus de catastrophes depuis le début du XXIe siècle qu’auparavant. Du tremblement de terre d’Haïti en passant par celui du Japon, des feux de foret russes au tsunami en Indonésie, des inondations en Europe à celles de l’Amérique latine, les catastrophes d’ampleur inouïes se succèdent comme jamais auparavant.

Cette augmentation statistique rend possible l’hypothèse d’une activité hostile par manipulation de l’environnement. Mais faute de lien de cause à effet, elle ne constituera pas a elle toute seule un faisceau d’indices suffisant.
Il faut donc chercher d’autres type d’éléments concomitants pour compléter le tableau.
Évidemment une guerre secrète n’éclaterait pas selon le processus politique habituel. Pas de déclaration martiale, pas de vote du parlement, pas de mobilisation des troupes.
Mais s’il s’agit d’une guerre d’un certaine envergure, même furtive, elle doit avoir des effets secondaires détectables par exemple du point de vue économique ou médiatique.
En temps de guerre, les priorités économiques changent. Il faut mobiliser les ressources pour soutenir l’effort de guerre.
Voici ce qu’on peut lire sur Wikipédia à propos de la dette publique :

Dette des USA depuis 200 ans
Dette US
1940-45 la dette explose

Ainsi, jusqu’au XXe siècle, ce sont les guerres, en imposant la mobilisation immédiate de très importantes ressources, qui ont conduit aux principaux accroissements de la dette publique, comme le montrent les évolutions de la dette publique au États-Unis. La dette a pu atteindre des niveaux extrêmement élevés, sans commune mesure avec ceux des temps de paix : ainsi la dette publique britannique a représenté près de 300% du PIB au sortir des guerres napoléoniennes, comme après la Seconde Guerre mondiale (graphique 2). De même, la dette publique américaine s’est nettement accrue à la suite des quatre principaux conflits qu’a connus le pays : la guerre d’indépendance, la guerre civile, la Première et la Seconde Guerre mondiale, où elle a atteint son sommet historique : 120% du PIB.
A noter le prudent « jusqu’au XXe siècle  » qui suppose que depuis 11 ans cette règle invariable depuis le début de l’Histoire aurait brusquement changé.

LE XXIe siècle sera étrange ou ne sera pas.

Ce début du XXIe Siècle correspond à d’autres anomalies.

Depuis le 11 septembre 2001, les USA vivent sous le régime de l’état d’urgence. Maintenir l’état d’urgence sur plus d’un an ne s’est produite auparavant qu’en temps de guerre.

Du point de vu des libertés publiques, les médias ont été mis au pas. Partout ils couvrent les événements militaires en mode « embbeded ». En France, ils ont été remis directement sous la coupe du président de la république. Une telle restrictions ne se voient d’ordinaire qu’en temps de guerre (souvenez vous de la guerre en Yougoslavie).

L’arsenal législatif de sureté publique et de contrôle des activités des citoyens ont été considérablement durcis.

Toutes ces mesures sont courantes en temps de guerre mais nous sommes supposés être en temps de paix.

Il reste d’autres indices potentiels de l’utilisation de ce type d’armes dans l’extermination massive d’oiseaux, de poissons ou d’autres animaux juste avant la survenue d’une catastrophe.

Il y a aussi l’apparition de phénomènes lumineux inconnus dans le ciel semblables à de mini aurores boréales en conjonction avec la survenue de certains désastres.

Mais comme il n’y a pas de documentation sur les effets des émission de micro-ondes pulsées sur les espèces animales, (malgré des années de recherches) il est difficile de faire un lien causal.

Une guerre peut-être, mais dans quel but ?

Enfin il reste que la guerre secrète selon Brzezinski est destinée à contraindre l’ennemi à accepter les conditions d’une sorte d’ultimatum. Il y a donc un autre type d’indice qui pourrait trahir ce type d’hostilités : un bras de fer entre puissances sur des enjeux stratégiques.
Mais j’ai déjà traité des objectifs géostratégiques des USA dans un article consacré à la Nouvelle Carte du Pentagone :

http://www.agoravox.fr/actualites/i…
Je vous laisse donc juges de conclure selon vos propres convictions.

En guise de conclusion.

Pour ma part je suis sur d’une seule chose : On n’a pas vu lors de la guerre de 1940 des Zeppelins et des tranchées.

Ceux qui pensent qu’une guerre contemporaine de grande ampleur ressemblerait à celle du Viet Nam se réfugient dans une ligne Maginot mentale.

Mais alors, pourquoi ce titre me direz-vous ?

En hommage à Jean Giraudoux, bien sûr et puis surtout parce que si cette guerre est possible, elle n’aura pas lieu dans le futur : elle a déjà lieu en ce moment.

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Une réflexion sur “La guerre climatique n’aura pas lieu. Elle a déjà lieu!

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